#3 GORILLAZ- PLASTIC BEACH  (Chroniques) posté le vendredi 14 mai 2010 19:18

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Incorrigible & inépuisable. Quarante deux balais, initiateur de trois bands et onze albums au compteur , Damon Albarn chope des cheveux blancs et n'en déplaise à ses détracteurs, son bagage musical s'embellit au fil du temps et déride.... Alors sans hésitation, à choisir entre sénescence capillaire et vestibule de la sagesse, mon doigt pointe avec raison le second. Why? Plastic beach, le nouveau faire valoir millésimé du pilier salvateur du quatuor virtuel Gorillaz, escalade par la grande échelle les étages de la maturité avec maîtrise sans peur du vide ordure!

Un casse tête sublimé.

La planète des singes virtuels s'attendait à un défilé 99% pop, formaté FM, avec un Damon omniprésent en tous points, à la baguette comme au micro... C'est raté, plouf dans l'eau... A ces pronostiqueurs d'un soir, la pacotille fait un salut car si Plastic beach peut se targuer d'une réalité propre , c'est bien celle d'être hostile aux étiquettes gluées. D'une complexité sans précédent dans la carrière du groupe, cet opus, troisième de la série est un fourre tout en apparence, dissimulant dans ses entrailles une orchestration sans faille accouplée à un melting pot bien discipliné de sonorités-trouvailles.


Alors que "Demon Days" restait accessible à tout écouteur lambda et embrigadait dans un registre très disco, pop, groovy avec une rosée de fraîcheur dansante évidente à l'aube de l'opus et une trombe d'effets soporifiques en fin d'épopée musicale 22 pistes plus tard, Plastic beach, lui, dérange et laisse malgré tout des traces  d'extase indélébiles. D'abord par une fourmilière d'influences électro, oriental funk, soul, ....très ou trop hip-hop par moment, qui aurait pu faire désordre sans une bonne homogénéité parfaite, ensuite par un embouteillage de collaborateurs d'exception à la botte du génie artistique de l'ex Blur. Et c'est là que le bas blesse, ... certains  éprouvent quelques difficultés à donner une réelle légitimité à la présence de Snoop Dog (Welcome to the World of the Plastic Beach), Mos Def (Sweepstakes) ou encore De la Soul (Superfast Jellyfish), perçus comme entraves à l'identité musicale de Gorillaz. C'est à se demander qui  a tendu un jour l'oreille sur "Gorillaz", opus un.

Evidence. La bande à Murdoc a changé et ce n'est pas un leurre que d'arriver à maturation... Bien au contraire, s'ouvrir à d'autres horizons a du bon et malgré le risque "invités" entreprit, l'absence de hits, un Damon auto expédié au second plan, la magie opère toujours autant dans Plastic Beach avec 16 titres millimétrés où chaque apports a son importance. En surface, flottent des tunes aphrodisiaques étonnamment efficaces dans la rythmique plutôt downtempo et les arrangements... En profondeur, Damon, inspiré et discret, se balade dans des contrées inconnues, songeur, majestueux, élégant, reposé, quelque fois alarmiste, il distille un son doux, mélancolique, joyeux parfois exotique, souvent électronique low, avec  son habituel onirisme vocal. Imparable. De légères allusions à Blur (Think Tank) et à l'Africansim de The Good The Bad and the Queen viennent même flâner à travers les titres sans jamais se disperser, allaitant le côté multifacette de l'opus. Autre lichette de satisfaction, l'intense et ensorceleuse
Yukimi Nagano des Little Dragon, présente sur deux plages ( On Melancholy Hill,Empire Ants ) se fond à merveille dans l'univers lyrique et imagé de Damon et Helwett, sans négliger la participation de Lou Reed, indiscutable, excellent sur demande.(Some Kind of Nature).
Affreuse déception, les Clashs rescapés Mike Jones et Paul Simonon (Plastic beach) sont transparents, inexistant... Trois coups de guitares et un accompagnement vocal douteux et puis s'en va.

Albarn se mouille pour les poissons

Aux antipodes de vouloir faire du bout à bout sans logique verbale, D.Albarn a échafaudé cet album avec du liant et une bonne dose d'écologie. La pochette, le titre et les lyrics parlent d'eux même, Plastic beach, une île perdue où la faune sous marine cohabite avec les déchets plastiques. Une idée peut être pas aussi farfelue que ça... Récit... Alors qu'il se reposait sur une plage à quelques pas de sa casa, Damon a été foudroyé de curiosité par des poissons qui se nichaient aussi bien sous les roches que dans des bouteilles lâchement jetées. Une observation bénine a l'origine de l'album dont maîtrise et maturité resteront les maîtres mots.. A coup sûr, Plastic Beach restera gravé dans les esprits pendant une durée indéterminée, un CDI signé avec le succès.

Reste à mesurer l'ampleur du phénomène avec les images et vidéos d'Helwett, Murdoc et ses accolites comédicodémoniaques!!!

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Infos ou intox?  (News) posté le vendredi 05 février 2010 17:21

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La rumeur m'excite... Radiohead aurait posé les bases de son prochain album dans une villa d'Hollywood Hills à en croire  PostMark Here . Vingt et un jour d'enregistrement plus tard... Thom Yorke aurait même fait grimper la température au rideau en organisant une star-sauterie autour de la piscine. On pouvait y admirer comme au zoo, Salma Hayek, Beck et Danger Mouse... Entrain de... se refaire le maillot en mangeant des bananes!!!

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# 2 General Elektriks  (Chroniques) posté le jeudi 04 février 2010 18:32

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Inclassable. General Elektriks re-cuisine les genres, les passe au mixeur et les badigeonne de contemporanéité. Après un Cliquety Kliqk (2003) mosaiqué de hip-hop et d'electro-funk soul, le band est revenu l'année dernière avec un nouveau  prodige plus accessible "Good City for Dreamers", un répertoire extatique de  toutes les ambiances possible et inimaginable, rétro ou futuriste, jazzy ou électro, garage sagouin ou funk chic. De la dynamite calibrée par le génie d'un seul homme.

Qui? Hervé Salters, un frenchie zélé pour les instruments vintage des 60s et 70s, exilé audacieusement depuis 1999  à San Francisco " la ville que tout le monde préfère".  Inspiré et inspirant, ce porteur de rythmes urbains a très vite marqué de son empreinte les non contestés Blackilicious,  ces derniers lui offrant une place dorée derrière un synthé au sein de leur ténébreuse formation. Distributeur automatique à idées bousculantes, ce proche de M, est aussi à l'origine de Honeycut, un produit psyché-pop dont raffole la terre de l'Oncle Sam . Mais avec General Elektriks, c'est sa terre natale qu'RV compte séduire et ça commence plutôt bien avec un étincelant "Good City for Dreamers".

Loin d'être cultissime, ce deuxième essai est un courant d'air de pop-electro-groov-jazz d'après demain, remontant les âges sans se dissiper. Une orchestration carrée surprenante de maturité,  un concerto électrique survolé d'une  voix relax à l'anglais juvénile  (Cottons of Inertia)... Un livre musical aux péripéties cirées de légèreté tonique (Raid Radio), de nostalgie illusoire érotique très rythmée (Little Lady), de sourires groovy (Take Back the Internet) ou encore de brouards d'arrière chambre bondissants (Helicopter).

Chose plutôt rare pour un album de cette prétention, les arrangements sont de très bonne facture, le défilé  surnaturel de l' armada d'instruments employés ( clavinet, synthé vintage, Fender Rhodes)  effare par sa fluidité  ............. Un concept album aux allures de scénar ciné étrangement efficace, des sons polis puis distordus, une captation de l'attention à la fois easy et déroutante. Inutile d'imaginer de quoi sera fait le prochain refrain ou même la piste suivante, Avec General Elektriks, l'electro cardiogramme disfonctionne, l'étonnant peut surgir à chaque instant .

Good City for Dreamers, là où les synthés prennent la parole.

www.myspace.com/generalelektriks

                                                                                                                           M.Raby

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# 1 Washed out  (Chroniques) posté le samedi 30 janvier 2010 22:22

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La Caroline du sud... Des cascades jaccuzi,  James Brown, les crêtes bleues, Iron and Wine, une trépidante rive Atlantique couffin de la Beach music... Mais aussi Ernest Green, un résidant de là bas, nouveau jet d'eau rafraîchissant de la Lo-fi  avec son projet Washed out.

Malgré ce avre d'inspiration, cette âme solitaire désintéressée des exhibitions musicales en public , s'est retirée l'été dernier dans son pénate  familial de Georgie pour y  enregistrer la majeur partie de ses lumineuses compositions. En est né l'inattendu Life of leisure au titre énonciateur des émotions surlignées à l'écoute de l'Ep.

...Entre nature, intimité et collection été...

A priori, cette demi galette se range dans la mouvance actuelle (Empire of the Sun, Neon Indian, the Vivian girls), mais c'est mal connaître  Ernest la malice. Baigné dans un océan de saveurs électroniques sucrées, Life of leisure ébahit par ses influences eighties indénombrables.

L'opération séduction débute avec Get up,  une plage electro funky aérée, trémoussante à souhait, couplée  de vocals  reverb d'une lenteur moralisatrice et aucunement référencés... Enfin juste un peu... Ce titre est une nouvelle coupe de "Got to Get up" de Change. Et oui ce filou aime bidouillé, fouillé dans les vieux vinyles, retaper des reliques pour en faire du neuf. On appelle ça du cut-up! Ne pas s'étonner alors si chaque morceau est truffé d'emprunts... légaux bien entendu...  Sur cette lancée de style, New theory, campe l'oreiller, borde attentieusement les frileux en vue d' un voyage cosmique de 3min. Le chant est toujours attaché à la coquille d'un escargot, c'est normal, marque de fabrique oblige.  Hold out est de la même trempe que son compère... Rêveur, floué, coloré même les yeux fermés,   un recueil idéal  de synth pop , une boucle qui n'en finit pas, sans grabuge dans les aigus. Ah ! Il est bien loin  le temps où ce timide cabochard hasardait dans Bedroom, un band de Dance agressif.

Après le rêve éveillé, un peu d'exotisme avec le single Feel it All Around... Anecdote.. Ernest Green est friand de balades amoureuses avec sa moitié en bord de criques tropicales, où l'eau est dégradée de bleu en tout genre.  Bizarrement,  cet hymne à l'intime donne l'impression d'y être , les basses sont lounge, les samples transpirent d'évasion...  Un cocktail  à la fois chaud et froid... réconfortant dans la mélodie, mélancolique dans la cantate. Comme si les beaux jours se consumaient trop vite.
Avant de boucler la ronde des atmosphères, détour par Lately et You'll See it, situation finale du disque. Deux titres à assonance club particulier. Une cave underground, un garage familial transformé en lieu de débauche entre amis ou une villa éclatante de fortunés cocainés. Deux titres, au rythme entraînant, deux incitations à se dévergonder. Car Life of leisure a cette orginalité... Vous faire voyager confortablement dans les bas fonds de votre imagination !
                                                                                                                           M.Raby.

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Vitalic, l'incontournable  (Reportages) posté le vendredi 29 janvier 2010 17:35

Blog de stuckinnews :*?Stuck°in°News*£P*, Vitalic, l'incontournable

Il vitalise toujours les foules  !! De retour  depuis septembre dernier, Vitalic  aimante les convoitises avec Flashmob, un deuxième opus aux antipodes de Ok Cowboy  lancé  4 ans plutôt dans la cour électro. A n'en pas douter, les clubbers vont connaître l'orgasme.

Passer deux ans à globe-mixer un peu partout,  ça use les tympans et assome l'envie! Vitalic le sait bien! Suite à la sortie en 2007 de V , sa première rondelle live, le père de Citizens Records avait besoin de souffler, d'enlacer un quotidien de flemmard. Quelques grasses mat et nuits arrosées plus tard, saisit d'une traque à l'inspiration carabinée, notre petit prince de l'electro made in france s'est isolé en studio... Une idée a bourgeonné, des titres ont fleurrient, jusque là rien de nouveau... Il faut attendre le 28 septembre dernier et le laché de son nouvel androide  Flashmob pour s'étonner. Programmé pop et dancefloor, ce deuxième opus assassine sans trop laisser de traces la techno dynamique du Dijonais , la projetant sans faire de chichi au rang des souvenirs... Décus par cette "popification" et les oreilles grippées, le clan des aficionados de Ok Cowboy  regrettent amèremement ce nouveau virage , n'hésitant pas à cracher sur la conduite dangereusement business de Vitalic. Unanimité frelatée peut être, seulement les prestations live de Flashmob ne ternissent en rien la réputation de son initiateur... Et bien au contraire.

J'esquisse le décor .... Samedi 9 octobre 2009, 00h30... L' Autre Canal de Nancy.... L'enthousiasme se répand, les néons de lumière fondent comme neige au soleil... Obscurité totale... 1,2,3 moteur!!!!  Juste le temps de cligner de l'oeil avant qu' une pluie d’effets visuels colorés prenne en otage une salle bondée de désaxés contaminés… Sans prévenir, une avalanche de sons électro-disco, "cheesy" comme aime le dire Vitalic, ensevelit alors la meute…  Les éléments électronique se déchaînent... A l'abris, planqué derrière son bar sophistiqué de machines, le virtuose, se fait discret comme à son habitude... Précision, volupté des vocals, transitions sans trahison, lissage des aigus, des samplers à la Crystal Castles sans faux départ sur fond de basses rebondissantes, un hasard des gestes congédié. C'est l'haleine de l'élégance, c'est transcendant, dépaysant. Tels des marionnettes, les chanceux présents sont sous contrôle, le statisme perd sa définition, les jambes se font légères, les bras s'élèvent vers le ciel, les sourires restent agrippés, le temps se la joue en avance rapide. Le pari est osé mais réussi, l'hypnotisme de vitalic fait son effet, la justesse de ses mix est inqualifiable... A l’extinction du feu musical, les quelques 800 têtes charmées en redemandent encore…

A croire que l'ambassadeur de la french touch a le don de causer l’hystérie générale à chacune de ses prestations… Paris, Londres, New-york ou encore Tokyo, à chaque fois la magie opère… Il ne fait aucun doute, Flashmob perpétue dores et déjà la tradition. Le New York times ne tarie d'ailleurs pas d'éloges à l'égard de ce 13 titres, le comparant même à du Mylo, rien que ça!  Que nenni les connaisseurs commencent à avoir l’habitude avec ce compositeur né… Déjà 15 ans que la fièvre de l’électro s’est emparé de lui lors d’un concert de Daft Punk à Dijon… Une rencontre révélation… Vitalic sur les traces de ses idoles.

                                                                                                                                      M.Raby.

 

 

 

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